Vous voulez tous les deux divorcer à l’amiable, sans conflit, sans procédure qui s’éternise.
Et pourtant — quelque chose coince. Une question reste ouverte, un document manque, une discussion tourne en rond.
Cet article explore ce moment précis : pas la procédure juridique dans ses grandes lignes, mais ce qui, concrètement, ralentit ou bloque un divorce à l’amiable en Suisse, même quand l’accord de principe est là.
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En Suisse, le divorce à l’amiable — appelé juridiquement divorce sur requête commune — est possible dès lors que les deux époux souhaitent mettre fin à leur mariage. Contrairement à une idée répandue, il n’y a pas de délai de séparation à respecter : la demande peut être déposée à tout moment (art. 111 CC — fedlex.admin.ch).
Dans les deux cas, une requête commune est déposée au tribunal du domicile de l’un des époux. Le juge convoque les deux parties à une audience, vérifie la volonté de divorcer et la conformité de la convention — puis prononce le divorce.
En pratique, comptez en moyenne trois à cinq mois entre le dépôt et le jugement, selon la charge du tribunal. C’est la voie la plus rapide — à condition d’arriver avec un dossier complet.
L’accord de principe ne suffit pas. Ce qui est soumis au tribunal, c’est une convention sur les effets du divorce — et cette convention doit régler un certain nombre de points précis. La liste est plus longue qu’on ne l’imagine.
Pour être ratifiée par le juge, la convention doit être claire, complète et non manifestement inéquitable (art. 279 CPC —
fedlex.admin.ch). Une convention floue ou incomplète est renvoyée — et la procédure repart.
La question de la prévoyance mérite une attention particulière avant même d’aborder la rédaction de la convention. Un article dédié est disponible sur ce site : Prévoyance et divorce en Suisse
La phase de préparation — avant même le dépôt de la requête — est celle que les couples gèrent le plus souvent sans aide extérieure. C’est souvent là que les choses se compliquent.
Pas parce que les questions sont impossibles à résoudre. Mais parce que les aborder à deux, dans un contexte émotionnellement chargé, sans repères clairs sur ce qu’il faut couvrir et dans quel ordre, transforme des discussions qui pourraient être factuelles en sources de tension.
Préparer un rendez-vous avec un·e avocat·e sans avoir d’abord fait le point sur sa propre situation — ce qu’on comprend, ce qu’on ne comprend pas encore, les questions à poser — c’est souvent arriver dépassé·e, et en ressortir avec plus d’incertitudes qu’en y entrant.
« Un divorce à l’amiable ne réussit pas parce que les deux personnes sont d’accord. Il réussit parce qu’elles arrivent préparées. »
Si vous vous reconnaissez dans ce que je décris, je vous invite à découvrir comment je peux vous accompagner.
Un divorce à l’amiable en Suisse est accessible, relativement rapide et moins coûteux qu’une procédure contentieuse. Mais « à l’amiable » ne veut pas dire « simple ». Cela veut dire que les deux parties ont décidé d’avancer ensemble — et que cette décision doit se traduire dans une convention précise, complète et équitable.
Les couples qui arrivent au tribunal avec un dossier bien préparé vivent une procédure fluide. Ceux qui découvrent les points à traiter en cours de route vivent une procédure qui s’allonge — parfois au prix de tensions qui n’avaient pas leur place.
Se préparer, c’est gagner du temps — et préserver ce qui vient après.